Moyenne sur douze mois
Additionnez les rémunérations entrant dans l’assiette sur la période puis divisez par douze, sauf service plus court.
Pour le minimum légal de licenciement, le Code du travail retient la formule la plus favorable entre la moyenne mensuelle des douze derniers mois et le tiers des trois derniers mois, avec proratisation des primes annuelles ou exceptionnelles dans cette seconde formule.
À retenir : calculez les deux références, comparez-les et retenez la plus favorable. Si le salarié a moins de douze mois de service, la première branche utilise la moyenne de l’ensemble des mois précédant le licenciement. Vérifiez ensuite la convention collective et les particularités du contrat.
La règle lisse la rémunération sur deux périodes afin de ne pas pénaliser une variation récente, mais elle demande de traiter correctement les primes.
Référence = max(moyenne 12 mois ; moyenne 3 mois corrigée)La première moyenne porte sur douze mois, ou sur tous les mois travaillés si la durée de service est inférieure. La seconde porte sur trois mois ; les primes annuelles ou exceptionnelles versées pendant cette période sont limitées à leur part correspondant à trois mois.
Additionnez les rémunérations entrant dans l’assiette sur la période puis divisez par douze, sauf service plus court.
Additionnez les rémunérations des trois derniers mois après correction des primes annuelles ou exceptionnelles, puis divisez par trois.
Une prime annuelle de 2 400 € versée dans les trois mois ne contribue qu’à hauteur de 600 € à cette fenêtre dans l’exemple standard.
Une convention collective, un contrat ou un usage peut prévoir une base ou une indemnité plus favorable.
La formule mathématique est simple ; la difficulté est de constituer une assiette conforme aux règles applicables et à la situation réelle.
Le salaire de base et les éléments ayant la nature de salaire entrent généralement dans l’analyse de la rémunération de la période. Les bulletins permettent de reconstituer les sommes mois par mois.
Une prime liée à la rémunération n’est pas automatiquement exclue parce qu’elle est variable. Il faut examiner sa nature, sa période et la règle de proratisation.
Dans la branche des trois derniers mois, le Code du travail limite une prime annuelle ou exceptionnelle à une part calculée à due proportion. Cela évite qu’un versement ponctuel gonfle artificiellement trois mois.
Une prime trimestrielle correspondant exactement à la période ne se traite pas nécessairement comme une prime annuelle. La qualification du versement doit rester documentée.
Une absence, une suspension ou un changement de durée du travail peut nécessiter des règles de reconstitution ou une analyse particulière. Le calculateur général ne doit pas inventer un salaire théorique.
Le Code du travail numérique et la convention collective sont indispensables lorsque la trajectoire de rémunération n’est pas régulière.
Un remboursement de frais professionnels n’est pas automatiquement un élément de salaire. Le bulletin et la nature juridique de la somme priment.
Ne recopiez pas le net payé : la référence légale se raisonne sur la rémunération pertinente, généralement brute, selon les règles applicables.
Ils permettent de vérifier les rémunérations, primes, absences et régularisations. Une moyenne obtenue à partir du seul cumul annuel peut masquer la date de versement d’une prime et empêcher de corriger correctement la fenêtre des trois mois.
Les montants ci-dessous sont pédagogiques et supposent que les éléments cités entrent bien dans l’assiette.
| Calcul | Données | Résultat |
|---|---|---|
| Moyenne 12 mois | 9 mois à 3 000 € + 3 mois à 3 300 € + prime annuelle 2 400 € | 39 300 € ÷ 12 = 3 275 € |
| Fenêtre brute des 3 mois | 3 × 3 300 € + prime annuelle 2 400 € | 12 300 € avant correction |
| Prime retenue sur 3 mois | 2 400 € × 3/12 | 600 € |
| Moyenne 3 mois corrigée | 9 900 € + 600 € | 10 500 € ÷ 3 = 3 500 € |
| Salaire de référence retenu | max(3 275 € ; 3 500 €) | 3 500 € |
La moyenne récente est plus favorable dans cet exemple parce que le salaire a augmenté. Sans proratisation, la moyenne brute des trois mois aurait été 4 100 €, ce qui aurait surpondéré la prime annuelle.
Le salaire de référence n’est que l’une des entrées du calcul. Il faut ensuite déterminer l’ancienneté pertinente, le barème légal, l’éligibilité et la règle conventionnelle éventuellement plus favorable.
La règle de référence sert au plancher légal, mais le contexte juridique de la rupture reste essentiel.
| Situation | Utilité du salaire de référence | Ce qu’il faut encore vérifier |
|---|---|---|
| Licenciement ouvrant droit à indemnité | Calcul du minimum légal selon ancienneté. | Motif, condition d’ancienneté, convention, inaptitude, périodes de suspension et montants distincts du solde. |
| Rupture conventionnelle individuelle | Point de départ du minimum spécifique, au moins égal au plancher applicable. | Consentement, convention collective, négociation, délai et homologation. |
| Faute grave ou lourde | Le minimum légal de licenciement est en principe exclu. | Qualification réelle, droits distincts, congés payés et éventuelle règle plus favorable. |
| Montant supra-légal | Le salaire de référence peut aider à exprimer des mois de salaire. | Négociation, fiscalité, cotisations, différé chômage et rédaction de l’accord. |
Le calcul du montant brut minimal ne détermine pas automatiquement le régime fiscal et social, le différé d’indemnisation chômage ni le virement final. Ces effets dépendent de la nature et du montant de l’indemnité, de la situation et des règles en vigueur.
Un calcul exact à partir d’une mauvaise assiette reste faux.
Une prime, une absence ou une régularisation peut rendre ce mois non représentatif. Les deux moyennes légales doivent être calculées.
La totalité d’une prime annuelle versée dans les trois mois ne doit pas gonfler cette période dans la formule légale générale.
La base de référence n’est pas le virement bancaire. Il faut partir des rémunérations pertinentes selon les textes.
La moyenne ne prouve pas à elle seule le droit à l’indemnité légale ; ancienneté et situation de rupture comptent.
Une formule, une ancienneté ou une indemnité conventionnelle plus favorable peut prévaloir.
Les mois précédant la rupture doivent être déterminés correctement, notamment en présence de préavis ou de circonstances particulières.
Le dossier explique les notions ; les outils ci-dessous appliquent une formule à vos propres valeurs, avec hypothèses et limites visibles.
Vérifiez séparément barème, condition d’ancienneté et cas excluant en principe l’indemnité légale.
Appliquez le barème légal sans confondre estimation, montant négocié et régime social ou fiscal.
Obtenez un ordre de grandeur sans faire passer un taux moyen pour une fiche de paie exacte.
Les sources justifient les définitions, règles et limites. Pour une décision réelle, consultez toujours le document officiel ou contractuel le plus récent.
Dossier informatif en français, centré sur les règles françaises lorsqu’elles sont mentionnées. Vérification éditoriale le 16 août 2026. Il ne constitue ni un conseil financier, ni une décision administrative, juridique, sociale, bancaire ou fiscale personnalisée.
Des réponses courtes aux confusions qui changent réellement l’interprétation d’un résultat.
Il faut calculer les deux selon les règles applicables et retenir la plus favorable au salarié pour le minimum légal général.
Dans la formule des trois mois, elle n’est prise en compte qu’à due proportion ; pour trois mois sur douze, l’exemple standard retient un quart.
La première formule utilise la moyenne mensuelle de l’ensemble des mois précédant le licenciement, puis elle est comparée à la formule des trois mois si applicable.
Non. Il faut aussi l’ancienneté, l’éligibilité, le barème, la convention collective et les éventuelles règles plus favorables.
Non. Le minimum est calculé en brut dans ce cadre. Fiscalité, cotisations, autres sommes du solde et différés éventuels demandent une analyse séparée.
Chaque page traite une intention différente afin d’éviter les répétitions et de garder un parcours clair.